Les cahiers de Nijinski

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cri d’amour et de souffrance

Première nationale !

Entrer dans Les Cahiers de Nijinski, c’est se plonger dans l’intimité d’un des plus grand génie créatif de son époque, dans l’ultime tentative d’un homme proche du précipice de dire ce qui ne se dit pas.

Tout au long du texte, rédigé à la hâte en six semaines entre sa dernière danse, et le début d’un internement psychiatrique qu’il vivra jusqu’à sa mort, Nijinski lance un véritable cri mystique d’amour et de rage, où il invective Dieu et ses semblables.

Sa santé mentale se dégrade de jour en jour, il entame alors la rédaction de ses cahiers, dans un ultime élan vital. Il oscille entre l’écriture de ses mémoires et de son quotidien d’alors, soumis à l’angoisse de son entourage et à la conscience de son imminente disparition.

Sur scène la voix, les corps, les peaux, les sons entrent en résonance avec le souffle de Nijinski, convoquent les fantômes de ses danses, et nous plongent dans le tressaillement du génie face à l’incandescence du mystère de mourir, de créer, d’être en vie.

Sa femme décrit ainsi sa dernière représentation :
« Nijinski prit une chaise, s’assit face au public, et commença à fixer les gens du regard, comme s’il voulait lire chacune de leurs pensées. Le public était comme hypnotisé. J’allais voir Vaslav et lui dit :
– « S’il te plait, veux-tu bien commencer
– Comment oses-tu me déranger ! Je ne suis pas une machine. Je danserai quand j’aurai envie de danser. »

Je quittais la salle presque en pleurs, quand Vaslav se mit à danser. On aurait dit qu’il avait empli la pièce avec toute la souffrance d’une humanité frappée d’horreur. Le public, étrangement fasciné, avait le souffle coupé. (…) C’était la danse de la vie contre la mort. »

Denis Lavant voix, corps
Matthieu Prual saxophone, clarinette basse et électronique, direction artistique
Gaspar Claus
violoncelle, électronique